Happiness

Frédéric Lenoir tells us about happiness through philosophers. He explains in the prologue: “It is a journey, perhaps, as lively as possible, punctuated by questions and concrete exemples, in which the reader will cross both, the analysis of psychologists, and the latest contributions of Science. ”

It is a pleasure, without playing a word, to go through these pages written in clear language, which summarizes, explains, proposes. Everything is good to take, to listen to, to feel better, to feel with the soul the true life. Let’s enjoy a few excerpts:
“Epicurean happiness is embodied in what he calls” ataraxie “which means” absolute quietness of the soul “. This state is obtained by the suppression of imaginary and superstitious fears, by our capacity to satisfy  only  our basic needs, and by the quality of our pleasures-friendship being undoubtedly the most important. ”

The heads of chapters guide us: To give meaning to life; To be happy is to learn to choose; Does every human being wish to be happy? Etc. Of course, there is the obvious interest in having quotations from philosophers – and they are also highlighted in the chapters:
Arthur Schopenhauer: “At least nine-tenths of our happiness rests exclusively on health. A healthy beggar is happier than a sick king. ”
Alain: “It is impossible that one should be happy if one does not want to be happy; so one must want his happiness and make it.”
Seneca: “While we wait to live, life passes. ”

But science is also called for help: “According to Professor Sonja Lyubomirsky (California Department of Psychology), 50% believe that happiness depends on the sensitivity of the individual (genetic determinants), 10% beleives it depends on their lifestyle and living conditions, and a 40% thinks it depends on their personal efforts. ”

Frédéric Lenoir talks about how happiness is contagious: “One of the keys to serenity is to no longer compare compare yourself to others, to abandon the spirit of rivalry, to seek to overcome all jealousy. ”
The author denounces the willingness of the educators to want to “fill the skull” of children by teaching them all kinds of knowledge, which will help them very little to live well. The real educational project should be to teach the child to develop his “judgment”. For education must teach to think well in order to live better.
I also appreciate that Tchouang-tseu and Montaigne have one thing in common: humor. Montaigne who chose the motto “What do I know? ”
Montaigne: “It was necessary to inquire who is better scholar, not who is more learned. We work only to fill the memory, and leave the understanding and the consciousness empty. ”
Chuang Tzu:
“Whoever wants to take possession of the world and to use it, runs to failure. ”

Jacques MERCIER

 

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Frédéric Lenoir nous parle du bonheur à travers les philosophes. Il s’en explique dans le prologue : « C’est un cheminement, plutôt, le plus vivant possible, ponctué d’interrogations et d’exemples concerts, dans lequel le lecteur croisera aussi bien l’analyse des psychologues que les derniers apports de la science. »

C’est un bonheur, sans jeu de mot, de parcourir ces pages écrites dans un langage clair, qui résume, explique, propose. Tout est bon à prendre, à écouter, pour se sentir mieux, pour toucher du bout de l’âme la vraie vie. Picorons quelques moments :

« Le bonheur épicurien se concrétise dans ce qu’il appelle l’ « ataraxie » qui signifie « quiétude absolue de l’âme ». Cet état s’obtient par la suppression des craintes imaginaires et superstitieuses, par notre capacité à nous satisfaire de nos seuls besoins fondamentaux, et par la qualité de nos plaisirs – l’amitié étant sans doute le plus important. »

Les têtes de chapitres nous guident : Donner du sens à la vie ; Être heureux, c’est apprendre à choisir ; Tout être humain souhaite-t-il être heureux ? Etc. Bien sûr, il y a l’intérêt évident d’avoir les citations des philosophes – et elles sont aussi mises en exergue des chapitres :

Arthur Schopenhauer : « Les neuf dixièmes, au moins, de notre bonheur reposent exclusivement sur la santé. Un mendiant en bonne santé est plus heureux qu’un roi malade. »

Alain : « Il est impossible que l’on soit heureux si l’on ne veut pas l’être ; il faut donc vouloir son bonheur et le faire. »

Sénèque : « Pendant que l’on attend de vivre, la vie passe. »

Mais la science est elle aussi appelée à l’aide : « D’après le Pr Sonja Lyubomirsky (département psy de Californie) estime qu’à 50% les aptitudes au bonheur dépendent de la sensibilité de l’individu (déterminants génétiques), à 10% celles relevant de son cadre de vie et des conditions extérieures, à 40% celles qui sont tributaires de ses efforts personnels. »

Frédéric Lenoir nous parle de la contagion du bonheur : « L’une des clés de la sérénité consiste à ne plus se comparer, à se départir de l’esprit de rivalité, à chercher à surmonter toute jalousie. »

L’auteur dénonce la volonté des éducateurs de vouloir « remplir le crâne » des enfants en leur enseignant toutes sortes de connaissances, qui les aideront fort peu à vivre bien. Le vrai projet éducatif devrait consister à apprendre à l’enfant à développer son « jugement ». Car l’éducation doit apprendre à penser bien pour vivre mieux.

J’apprécie aussi que Tchouang-tseu et Montaigne ont un trait en commun : l’humour. Montaigne qui a choisi comme devise « Que sais-je ? »

Montaigne : « Il fallait s’enquérir qui est mieux savant, non qui est plus savant. Nous ne travaillons qu’à remplir la mémoire, et laissons l’entendement et la conscience vides. »

Tchouang-tseu :

« Quiconque veut s’emparer du monde et s’en servir court à l’échec. »

 

Jacques MERCIER

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